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Institut de formation doctorale
Collège doctoral Sorbonne Universités

Témoignage de Mathilde Bellot

En 2009, Mathilde Bellot, alors ingénieur de l’ENSIACET (Chimie Toulouse), avait choisi de faire un master recherche en parallèle pendant sa 3e année d’école d’ingénieur. Doctorante en 3année au sein de l’ED Physique et chimie des matériaux, elle travaillait sur le développement de nouveaux polymères supramoléculaires.

Elle répondait à nos questions sur son quotidien de doctorante et sur son implication dans l’association des doctorants de l’UPMC Doc’Up, au moment de la rédaction de sa thèse, à l'été 2009.


En 2006, vous avez réalisé votre stage de master en sciences de la Matière au CEA de Saclay. Quelles sont les différences entre un stage de master et un projet doctoral ?

La première différence entre un stage de master et un projet doctoral réside dans la durée. Un stage de master a une durée de 6 mois, alors que le projet doctoral permet d'approfondir un sujet pendant trois ans. Le doctorant devient en quelque sorte un expert sur son sujet. La réflexion en doctorat est plus aboutie, l'autonomie plus grande. Le doctorat permet de développer des compétences telles que l'adaptabilité, l'esprit de synthèse, la capacité d'encadrement, ou encore la capacité à rebondir face à des échecs, par exemple quand certaines voies de synthèse n'aboutissent pas, ou que certains produits ne donnent pas les propriétés attendues. La communication et la vulgarisation sont également importantes pour apprendre à valoriser son projet, que ce soit à un public de spécialistes ou non. J'ai participé à plusieurs colloques : quatre en France et un en Europe, qui ont conduit à des présentations écrites et orales. J'ai également pu participer au festival de vulgarisation scientifique "les chercheurs font leur cinéma", organisé par Doc'Up, et réaliser avec deux doctorants un court métrage de cinq minutes sur les polymères.


Pouvez-vous nous décrire votre quotidien au laboratoire ?

Mes trois ans de thèse sont un savant mélange de synthèses organiques, d'analyses physico-chimiques, de réunions, de collaborations et de rédaction. La bibliographie et le travail à la paillasse sont plus intenses à certaines périodes, puis ce sont les analyses qui suivent pour caractériser les molécules synthétisées, et enfin il faut rédiger des articles. Mes travaux de 1ère année ont fait l'objet d'une publication. J'ai également développé une nouvelle méthodologie sur un appareil d'analyse calorimétrique, ce qui a conduit à une 2ème publication.  Le processus de soumission et de reviewing est assez long (3-5 mois). D'ici la fin de thèse, je devrais participer à au moins une autre publication, en premier auteur. Au laboratoire, nous entretenons des échanges entre chercheurs, notamment sur certains processus et modes opératoires pour des synthèses ou des techniques d’analyse spécifiques. Tous les quinze à vingt jours, une réunion est organisée au sein de l'équipe, afin de faire le point sur les différents projets de recherche. Par ailleurs, chaque nouvel arrivant au laboratoire doit présenter son sujet. De plus nous entretenons des collaborations externes. Pour ma part, je collabore avec un doctorant de Poitiers sur une technique d'analyse pointue, ce qui a conduit à une publication supplémentaire.


Depuis janvier 2009, vous êtes la présidente de Doc'Up, l'association des doctorants de l'UPMC. Pourquoi cet engagement ?

Je me suis impliquée dans l'association Doc'Up dès ma première année de thèse. Je suis passée d’adhérente en 2006, à membre du conseil d’administration en 2007, puis secrétaire en 2008. Pourquoi m’être engagée ? Il me semblait important de valoriser le doctorat auprès des entreprises et du grand public, pour faciliter, entre autres, l'après-thèse. Et Doc’Up participe à cette valorisation. Au sein de Doc’Up, chacun apporte ses idées, sa conception et un peu de son temps. A travers mon engagement à Doc'Up, je suis amenée à rencontrer des partenaires privés, des doctorants et docteurs de toutes disciplines, à gérer des projets variés en plus de mon projet doctoral, et à développer mon réseau personnel et professionnel. Ces rencontres avec des docteurs en entreprises ou des recruteurs m’ont permis de réfléchir sur mon projet professionnel régulièrement.


Propos recueillis par Claudine Prieur – mai 2009

 

08/07/16

Quelques chiffres sur le doctorat à l'UPMC

  • 16 écoles doctorales réparties dans 4 pôles
  • 3 000 doctorants  (98 % financés)
  • Plus de 750 thèses soutenues chaque année
  • Durée moyenne : 41 mois

Contact

Institut de formation doctorale (IFD)

 

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15 rue de l'École de médecine 

75006 Paris

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