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Institut de formation doctorale
Collège doctoral Sorbonne Universités

Cédric Roux, senior associate chez BCG

Senior Associate chez Boston Consulting Group (BCG), l’un des leaders du conseil en stratégie dans le monde, Cédric Roux, normalien et docteur UPMC 2008 en physique quantique - son sujet de recherche traitait de l’interface entre atomes froids et physique du solide -,  nous parle de son métier.

 

Pourquoi avez-vous choisi le conseil en stratégie à l’issue de votre doctorat ?

Poursuivre dans le domaine de la recherche privée ou publique ne me tentait pas. Les Doctoriales, auxquelles j'ai participé pendant ma deuxième année de doctorat, m’ont ouvert les yeux sur l’extérieur. En mars 2008, la formation « Avenir professionnel concrétisation » proposée par le Département formation et carrières de l’IFD a contribué à révéler ce que je souhaitais faire. J'ai alors commencé à postuler dans des cabinets de conseils, profitant à plein de l'effet réseau. Un encadrant de mon laboratoire m'a en effet mis en contact avec un de ses anciens doctorants, entré au BCG. Il s’agissait de Vincent Bretin, un normalien avec un parcours similaire au mien. En mai 2008, je signais mon contrat et, le mois dernier, je prenais officiellement mes fonctions.

 

Pouvez-vous nous en dire plus sur vos fonctions ?

Alors que, dans de nombreuses entreprises, le passage du docteur par la R&D pendant 3-4 ans est quasiment obligatoire pour ensuite évoluer vers des postes de management, le fonctionnement du BCG est totalement différent. Nous ne sommes pas embauchés pour notre expertise technique et nous sommes amenés à apprendre tous les jours quelque chose. Je travaille actuellement sur une mission avec une équipe d’une quinzaine d'autres consultants. Notre but est d’accompagner une grande banque française dans la réorganisation de sa branche « banque de détail ». Avec un de mes collègues, nous avons plus spécifiquement en charge la partie informatique, notamment sur la question de l’internationalisation des développements.

 

Quels sont les avantages et les inconvénients de ce secteur ?

Les contraintes sont moins prévisibles que pendant la thèse, car certaines viennent directement des clients. La charge de travail peut être très importante à certaines périodes. En contrepartie, le métier de consultant possède de forts atouts. D’une part, tous les trois mois environ, nous changeons de mission, ce qui nous permet de découvrir un grand nombre de secteurs industriels. D’autre part, nous avons une très grande variété d’interlocuteurs tant en interne que chez les clients. Au BCG, les consultants sont très exposés dès les premiers stades de la mission et discutent avec toute la hiérarchie de l'entreprise. En un mois, j’ai déjà pu constater la variété et la qualité de mes interlocuteurs. La rémunération est très avantageuse avec des salaires équivalant à plus du double d’une allocation de recherche.

 

Quelle est la valeur ajoutée du doctorat dans ce type de poste de conseil en stratégie ?

Les docteurs possèdent bon nombre des qualités requises pour exercer dans un poste de conseil en stratégie, notamment la démarche analytique, la rigueur scientifique, l’esprit de synthèse. Il faut savoir chercher et gérer une grande quantité d’informations, mettre en perspective les résultats, chercher l’implication des conclusions obtenues. Les compétences en communication sont également essentielles dans les interactions quotidiennes avec les clients.

 

Quelle est l'évolution de carrière possible pour un docteur au BCG ?

Dès l’entrée au BCG, l’expérience professionnelle en recherche du docteur est valorisée car le docteur n’entre pas au premier échelon (Associate) mais au second (Senior Associate). Sous réserve qu'il réponde aux critères d'exigence du métier, sa progression chez BCG est potentiellement sans limite. Il peut passer de consultant généraliste à « Partner », spécialisé dans un ou deux domaines industriels. Entrer au BCG peut aussi se révéler un tremplin. Certains consultants sont ainsi embauchés chez des clients, chassés par des cabinets de recrutement, ou encore créent leur propre entreprise.


Quels conseils pourriez-vous donner aux doctorants désirant postuler au BCG ?

Tout d’abord, ne pas s’autocensurer, car tous peuvent passer les entretiens, quel que soit leur domaine de compétence. Le BCG peut assurer la remise à niveau en économie et en finance. De plus, le BCG n’a pas de quotas de recrutement. Les docteurs doivent se renseigner, faire marcher le réseau (car nous faisons partie du réseau maintenant !). Soulignons néanmoins la nécessité de s’entraîner avant de passer les entretiens. Le BCG compte aider les doctorants à se préparer aux entretiens lors de sessions d’entrainement groupées. Pour une préparation plus individuelle, une étude de cas interactive existe également sur le site du BCG.

 

Propos recueillis par Claudine Prieur - janvier 2009

22/07/16

Traductions :

    Contact

    Isabelle Grova (isabelle.grova @ upmc.fr)

    Département formation & carrières

    Escalier G, 2e étage

    15 rue de l'école de médecine 75006 Paris

    01 44 27 81 98