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Muriel Umbhauer, la nouvelle directrice de l'IFD

Muriel Umbhauer, une nouvelle directrice pour l’IFD

Docteur UPMC en 1993, en biologie de développement dans une équipe dirigée par Jean-Claude Boucaut, après un post-doc au NIMR à Londres, Muriel Umbhauer est devenue maître de conférences en 1995, puis professeur en biologie du développement à l’UPMC en 2003. Muriel a développé une nouvelle thématique centrée sur la problématique de détermination du destin des cellules embryonnaires et d’organogenèse en utilisant le rein comme organe modèle et crée en 2005, une nouvelle équipe de recherche au sein de l’UMR7622 (IBPS, Laboratoire de Biologie du développement CNRS UPMC) avec un chercheur CNRS, Jean- François Riou. En 2009, elle a pris la direction de l’école doctorale (ED) Complexité du vivant. Elue en mars 2016, Muriel Umbhauer succède à Jean-Dominique Polack à la tête de l’IFD et nous dévoile ses perspectives pour l’avenir. 

Muriel, tu as été pendant quelques années directrice de l’ED Complexité du vivant, que retiens-tu de ton expérience ? 

Cette fonction m’a permis d’acquérir une expérience concrète de la gestion du doctorat. Elle a élargi ma vision du domaine scientifique couvert par l’ED à travers les différents projets doctoraux et m’a permis d’interagir avec des interlocuteurs variés : doctorants, encadrants, l’IFD mais aussi certains bailleurs de fonds ou encore des Universités partenaires à l’étranger, sans oublier les associations de doctorants et de jeunes chercheurs, dont le dynamisme et l’engagement m’ont été précieux. Etre directeur d’ED est un investissement important en temps et en énergie récompensé par la satisfaction de délivrer une formation doctorale de qualité. J’ai, au cours de ces années, mis en place des actions concrètes qui ont amélioré la qualité de l’encadrement doctoral : Journées d’Intégration, Journées des Doctorants, Comité de suivi de thèse… Il faut savoir s’entourer, travailler en équipe, impliquer les encadrants et les doctorants dans la vie et la gestion de l’ED (mise en place d’une équipe pédagogique, réunions régulières avec les représentants des doctorants… ). L’implication des doctorants est primordiale afin qu’ils puissent être force de proposition. Nous avons pourtant encore du travail à faire pour développer leur sentiment d’appartenance à l’ED et pour qu’ils comprennent le plus tôt possible l’importance de se constituer un réseau quel que soit leur projet professionnel. 

Et en tant qu’encadrante ? 

C’est une aventure scientifique et humaine. C’est un échange et il faut se départir de l’image élève-maître qui ne reflète en rien la réalité. J’ai, je l’espère, réussi à accompagner les doctorants dans l’appropriation de leur sujet, l’acquisition de leur autonomie et de leur maturité scientifique. En retour, ces encadrements m’ont fait  progresser dans mes pratiques de management et m’ont aussi parfois questionné sur mes propres pratiques de recherche. J’ai suivi la formation « de l’encadrement du projet doctoral au devenir professionnel du docteur » proposée par le DFC qui m’a été très utile. Cette formation a notamment pour objectif de montrer aux encadrants que leur rôle ne se limite pas à l’encadrement scientifique du projet de thèse mais qu’ils doivent aussi prendre en compte la construction du projet professionnel du doctorant.   

Pourquoi as-tu candidaté pour le poste de directrice de l'IFD ?  

C’est l’aboutissement de mes années passées à la tête de l’ED. J’ai ressenti la nécessité d’avoir une vision plus large et moins disciplinaire du doctorat et de promouvoir le doctorat notamment auprès des employeurs qui identifient encore mal les compétences scientifiques des docteurs. Le doctorat est une expérience professionnelle hautement formatrice encore insuffisamment reconnue dans certains secteurs de la société. Confiant dans sa valeur, le docteur doit s’ouvrir : vers d’autres disciplines, d’autres pays et continents, d’autres mondes professionnels. L’IFD, assurément, est un outil essentiel de cette ouverture. Ma prise de fonction se fait dans le contexte de la création de la nouvelle université réunissant l’UPMC et Paris-Sorbonne et de la sortie, en mai dernier, d’un nouvel arrêté ministériel fixant le cadre national de la formation et les modalités du doctorat. C’est une période extrêmement stimulante qui nécessite d’être créatif et qui doit faire une large place au dialogue entre tous les acteurs de la formation doctorale.   

Quels sont tes projets pour l'IFD ? Quelle est ta vision du doctorat dans la nouvelle université ? 

Dans le cadre de la nouvelle université, la palette des profils disciplinaires des doctorants sera élargie. A travers l’aménagement d’espaces d’échanges avec nos collègues des Sciences Humaines et Sociales, l’objectif est de mettre en place une structure unique de mise en œuvre de la politique doctorale pour la nouvelle université. L’idée n’est pas d’uniformiser sans discernement - il existe des différences disciplinaires qui justifient des pratiques différentes – mais de s’enrichir mutuellement de nos cultures respectives. L’enjeu est toutefois de définir un cadre commun (charte des thèses commune et guide du doctorat, entre autres) respectant les meilleures pratiques internationales, dans lequel s’inscrira la politique doctorale de la nouvelle université.

Par ailleurs renforcer la prise en compte de l’intégrité scientifique me paraît essentiel. Depuis 2015, nos doctorants signent au moment de leur inscription en thèse la charte nationale de déontologie des métiers de la recherche. Comme le souligne le nouvel arrêté sur le doctorat,  il est également nécessaire que tous nos doctorants reçoivent une formation à l’éthique et à l’intégrité scientifique. Développer une recherche intègre et réfléchir, de manière plus large, aux questions sociétales que posent les progrès de la science constituent des enjeux majeurs. Nous nous devons de former des professionnels honnêtes et responsables menant une recherche intègre et fiable en suivant une méthodologie rigoureuse.

Autre terrain : l’ouverture hors de la recherche académique ou comment valoriser le doctorat et les compétences de nos docteurs. Les nombreuses compétences acquises par les docteurs pendant leur thèse ne sont encore pas assez reconnues par le tissu socio-économique et des efforts soutenus doivent être faits pour les rendre lisibles par les entreprises. L’IFD doit être à même de développer des partenariats avec celles-ci pour favoriser la réussite professionnelle des docteurs, que ce soit au sein de la recherche académique ou à l’extérieur. Souvent, les doctorants eux-mêmes ne savent pas suffisamment mettre en valeur leurs compétences. Les formations dites « transversales » sont un appui essentiel à l’acquisition de compétences et à la réussite d’un programme doctoral. L’IFD à travers son département formation et carrières a développé une offre de formation diversifiée, de qualité, qui est appréciée par les doctorants. Cette offre pourrait être élargie en proposant des formations en ligne, recensées sur des critères de qualité et de certification, ce qui apporterait plus de souplesse dans l’emploi du temps déjà chargé des doctorants et permettrait de toucher un nombre plus important d’entre eux. Nous devons faire comprendre aux doctorants qu’ils doivent saisir toutes les occasions qui leur sont données pour construire un réseau de relations professionnelles, qu’ils envisagent ou non de poursuivre leur carrière dans la recherche académique.  

Dernier point, l’ouverture à l’international. C’est un moyen de renforcer la visibilité de notre doctorat. De nombreux doctorants étrangers viennent effectuer leur doctorat à l’UPMC dans le cadre d’une démarche individuelle ou d’un programme cadre. Mais nous devons aussi  encourager les flux sortants. Une expérience à l’international enrichit un parcours professionnel et représente un avantage dans une future recherche d’emploi. Nous devons favoriser la mobilité de nos doctorants, en promouvant la possibilité d’une période effectuée dans un laboratoire à l’étranger au cours de leur thèse.

 

18/11/16

Traductions :

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