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Les bonnes pratiques de la politique doctorale

Les préconisations de l’UPMC pour que les projets doctoraux puissent s’inscrire sur une durée de 3 ans et que les directeurs de thèse encadrent de manière efficiente et efficace les projets doctoraux, ont porté leurs fruits. Sur l’ensemble des docteurs diplômés de l’UPMC, toutes écoles doctorales confondues, la durée moyenne du doctorat a baissé de 3 mois entre 2008 et 2012. En 2012, elle est de 42 mois.

Nous remarquons que cette durée a présenté une baisse significative dans 3 pôles, avec une amélioration notable dans les pôles « Modélisation et ingénierie » et « Terre vivante et environnement ». Les écoles doctorales sont attentives à la durée des doctorats. La tenue de comités de suivi à mi-parcours ou les entretiens en fin de 3e année contribuent à contrôler la durée des projets doctoraux. De plus, au cas où la durée de la thèse excéderait celle du contrat doctoral, le laboratoire d’accueil doit systématiquement trouver les moyens matériels permettant d’assurer la rémunération des doctorants au-delà de la durée initialement prévue, ce qui participe également à la réduction de la moyenne de la durée des doctorats.

Le taux d’encadrement, lui, reste stable. Globalement, en moyenne 83 % des directeurs de thèse encadrent simultanément jusqu’à 2 projets doctoraux, conformément à la politique doctorale de l’UPMC. Des différences s’observent pourtant en examinant les taux d’encadrement par pôle.

Les pôles 3 et 4 sont les pôles où le taux d’encadrement de 1 à 2 doctorants est le plus fort (89 %) et où aucun directeur de thèse encadre plus de 9 doctorants. A contrario, ce type d’encadrement persiste dans le pôle 1. Toutefois, il faut constater que des améliorations sont en cours dans ce pôle, le taux d’encadrement à 1-2 doctorants a progressé de 3 points depuis 2008. L’IFD reste vigilant sur les taux d’encadrement au-delà de la marge haute et veille à ce qu’il n’existe pas de corrélation entre un fort taux d’encadrement et une dégradation de la qualité des conditions de travail et du devenir professionnel des doctorants.

En termes de bonnes pratiques, corrélativement, a été également créée une commission de médiation. En cas de conflit, toutes les parties peuvent saisir cette commission pour régler au mieux le problème. Initialement prévue par décret pour les doctorants contractuels seuls, elle est élargie à l’UPMC, à tous les doctorants pour des questions d’éthique scientifique, des conflits non résolus au sein de l’école doctorale, des prolongations ou des arrêts de thèses. Opérationnelle véritablement depuis janvier 2012, elle a déjà permis de régler quelques cas.

L’UPMC ne se contente pas de mettre en place des bonnes pratiques en son sein. Elle participe à l’amélioration du doctorat à l’extérieur. Un des exemples majeurs d’essaimage entrepris pendant le dernier plan quadriennal est l’opération Tempus Maghreb qui s’est déroulé entre 2009 et 2011.

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30/07/15